Qu’est-ce qu’un bilan de compétences aujourd’hui
(et pourquoi ce n’est pas ce que tu crois)
Si tu es en train de lire ces lignes, il y a de fortes chances que tu te sois déjà posé au moins une de ces questions :
“Est-ce que j’exagère ?”
“Est-ce que j’ai vraiment le droit de faire un bilan alors que je ne vais pas si mal ?”
“Il y a pire que moi, non ?”
Spoiler : oui, tu as le droit.
Et non, un bilan de compétences n’est pas réservé aux personnes au bord de l’effondrement professionnel.
Et pourtant… c’est encore l’image que beaucoup en ont.
Le grand malentendu autour du bilan de compétences
Dans l’imaginaire collectif, faire un bilan de compétences, c’est souvent :
quand on n’en peut plus,
quand on est épuisé·e,
quand on n’a plus le choix.
En tant qu’accompagnante, je vois pourtant autre chose.
Je vois des personnes compétentes, investies, loyales… mais fatiguées de se forcer.
Des personnes qui ne sont pas “malheureuses” au sens strict, mais qui ont perdu l’élan, la projection, parfois même le plaisir.
Et ça, ce n’est pas un échec.
C’est un signal.
Faire un bilan quand “ça va à peu près”, c’est souvent le bon moment
La majorité des personnes que j’accompagne ne viennent pas en disant :
“Je veux changer de métier.”
Elles viennent plutôt avec :
une fatigue diffuse,
une sensation de décalage,
l’impression de ne plus être tout à fait à leur place,
ou cette phrase que j’entends tout le temps :
“Je ne me reconnais plus comme avant.”
👉 Le bilan de compétences n’est pas là pour créer une crise.
👉 Il est là pour éviter d’attendre qu’elle arrive.
Ce qu’est vraiment un bilan de compétences (dans la vraie vie)
Un bilan de compétences, ce n’est pas un enchaînement de tests froids ni une formule magique.
C’est un espace sécurisé, où l’on peut enfin :
ralentir,
réfléchir sans pression,
mettre des mots sur ce qui fatigue autant que sur ce qui motive encore.
C’est un temps pour :
relire son parcours autrement que sous l’angle “CV”,
reconnaître des compétences qu’on a tellement intégrées qu’on ne les voit plus,
comprendre ses besoins profonds (pas ceux dictés par la norme ou la peur),
envisager des pistes réalistes, compatibles avec sa vie, ses contraintes, sa santé, ses valeurs.
Et parfois — souvent même — la réponse n’est pas un métier précis, mais une réorientation intérieure.
Ce que le bilan de compétences n’est PAS
(et c’est essentiel de le dire)
Un bilan de compétences n’est pas :
❌ une obligation de reconversion
❌ une injonction à “oser plus” ou à “tout plaquer”
❌ une décision prise à ta place
❌ un test qui va te coller une étiquette définitive
Si tu cherches une solution toute faite, tu risques d’être déçu·e.
Si tu cherches de la clarté, de la compréhension et de la cohérence… alors là, on est au bon endroit.
Pourquoi le bilan est aujourd’hui un outil de prévention (et pas de réparation)
Faire un bilan avant d’être à bout, c’est :
se respecter,
se préserver,
éviter les décisions prises dans l’urgence ou la peur,
reprendre du pouvoir sur son parcours.
C’est passer de “Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ?” à “Qu’est-ce qui n’est plus aligné dans ma vie professionnelle ?”
Et cette nuance change tout.
Faire un bilan de compétences, ce n’est pas douter de soi
C’est se choisir.
Dans un monde du travail qui valorise l’endurance silencieuse, la loyauté à tout prix et le “ça ira bien”, s’arrêter pour réfléchir est presque un acte de courage.
Faire un bilan de compétences, ce n’est pas renoncer.
C’est refuser de s’oublier.
Et si cette question te traverse l’esprit en ce moment — “Est-ce que ce serait utile pour moi ?” c’est souvent que quelque chose en toi a déjà commencé à bouger.
🌿 La suite
Dans les prochains articles, j’aborderai sans filtre :
le bon moment pour faire un bilan,
la fatigue professionnelle et les signaux faibles,
les questions de sécurité financière,
le CPF (sans langue de bois),
et tout ce qu’on ne dit pas assez sur le travail, surtout quand on est une femme.
💜 Et si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette réflexion, avec bienveillance, structure et sans jugement, c’est exactement pour ça que j’ai créé MW Novea.

